Comment écrire un article scientifique intéressant, complet et agréable à lire?
Comment écrire un article scientifique ou
un mémoire
intéressant, complet et agréable à
lire ? Telle est la question
à laquelle
nous allons tenter de
répondre dans ce chapitre.
Avant de présenter sa recherche au monde entier,
il
faut être capable d’en
faire un compte-
rendu clair et cohérent
pour soi-même,
avoir une vision précise de ce
que l’on veut coucher sur
le papier.
Quels
seront les points principaux de
l’article ?
Que signifient les résultats ?
Qu’est-ce
que votre recherche vous a appris ?
En
quoi cette découverte
est-elle intéressante ?
Telles sont les
questions que vous serez amené à vous poser avant de rédiger.
Pour clarifier
vos idées, n’hésitez pas
à recourir à l’avis
d’autres personnes : votre entourage, des amis, toute personne intéressée.
Vous pouvez éventuellement leur présenter votre
travail lors
d’un exposé plus ou moins formel, cette technique vous permettra
de repérer les points pour lesquels votre propre compréhension doit encore être affinée.
Cependant, vous vous
apercevrez que le fait de rédiger apporte également une meilleure compréhension des
choses. Il arrive qu’au
cours de la rédaction on découvre de nouveaux points de vue
susceptibles d’enrichir ce
qui a déjà été écrit.
Deux alternatives
s’offrent à
vous :
1. Écrire ce que vous pensiez présenter au début
de votre recherche, sans tenir compte des
résultats obtenus.
2. Écrire ce que suggèrent les données récoltées.
On
préférera évidemment la
seconde solution.
Les données qui ont infirmé votre
hypothèse,
si raisonnable et vraisemblable
soit-elle, ne doivent pas
être considérées sans
intérêt, elles peuvent révéler des faits
tout à fait passionnants. Elles
constituent de plus
une réalité que vous vous devez de prendre en compte.
Le
choix de cette seconde
proposition a deux implications importantes :
1.
Investir beaucoup de temps
dans l’organisation, la transformation (construction d’indices composites sur base des réponses brutes) et
l’analyse des données (procédures statistiques alternatives, analyse
interne,...).
2. Éviter de rédiger tant que
les données n’ont pas été analysées.
La rédaction doit en
effet se baser sur
ce que votre recherche a effectivement révélé
et non sur ce que vous aviez prévu
qu’elle révèle. Vos lecteurs
s’intéressent à ce vous avez trouvé et non à l’histoire
d’une hypothèse infirmée. Il ne s’agit bien sûr
pas de dissimuler
ses erreurs mais elles
ne doivent en aucun cas être au centre
du débat.
Pour ce qui est de
la présentation de l’hypothèse, tout dépend de vos résultats.
S’ils restent malgré tout liés
à l’hypothèse,
il
vaut mieux présenter celle-ci sous forme de
question.
Si les résultats
n’ont rien à voir avec
l’hypothèse, l’introduction doit s’organiser autour de la
question à laquelle
ils
apportent une réponse.
Dans les deux cas, l’hypothèse initiale
sera présentée dans une note en bas de page afin de maintenir une certaine cohérence
dans le texte principal.
II. A quel public vous adressez-vous ?
En
général, lecteurs
et auteurs partagent le
même niveau d’expertise. Il est donc
tentant de
n’écrire qu’en référence à un public de pairs.
Mais la psychologie est une
discipline multiple
et ses diverses orientations ne
doivent pas se montrer imperméables les
unes aux autres. Les psychologues
cliniques, industriels,... sont susceptibles de s’intéresser à la recherche en
psychologie sociale et inversement. De
plus, le psychologue social est loin d’être étranger à la
recherche appliquée. Il est donc souvent amené
à communiquer son
travail à un large éventail de professionnels : avocats,
éducateurs, politiciens,...
Enfin, les
mémoires sont
d’excellents outils
pédagogiques, de nombreux professeurs en conseillent la
lecture à
leurs étudiants.
Pour toutes ces raisons, il est préférable
d’éviter le
jargon utilisé par une petite minorité de chercheurs (vous et vos
collègues),
d’accorder beaucoup de soin à votre
prose et de prendre le temps
d’expliquer les tableaux et schémas -
les données parlent rarement d'elles-mêmes.
Votre but est de
communiquer votre travail et ses implications à
toute personne qui le
désire. Tel est le
leitmotiv qui vous guidera
tout au long de votre rédaction.
La phase de rédaction
Pour écrire un
bon article ou mémoire, il faut disposer
de talents de conteur. Il s’agit d’accrocher le lecteur,
de le provoquer, de l’amuser et bien sûr
de lui apprendre
quelque chose.
I. Comment organiser son article ?
Un article comprend
en général sept sections.
1.
Dans l’introduction,
on pose le problème, on expose ce que la recherche a déjà
appris à ce sujet, ce que l’étude que l’on
a menée était censée y apporter et on décrit brièvement comment on
a tenté d’atteindre cet objectif.
2. Dans la section méthode, on explique en détail le design expérimental.
3. Dans la section résultats, on présente les données récoltées.
4.
Dans la section discussion,
on offre une interprétation des résultats, on discute leur portée.
5. L’abstract, est un résumé des points 1 à 4.
6.
Dans la section références bibliographiques, on présente une liste
alphabétique des ouvrages cités dans l’article.
7. L’annexe
est réservée au questionnaires, aux
échelles, aux stimuli utilisés
et aux données et tableaux trop
encombrants
ou périphériques pour être inclus
dans le texte proprement dit.
L’idéal est de faire un
plan de ce que l’on veut exposer
dans chaque section : quelles idées
principales y seront traitées,
comment elles
seront reliées les
unes aux autres.
II. L’introduction
Le
but d’une introduction est de présenter une question intéressante, de placer l’étude
dans son contexte et d’offrir au lecteur un premier
aperçu du travail réalisé.
On peut poser
le
problème considéré sous la forme d’une
question qui interpelle le lecteur.
On peut aussi décrire un phénomène
social amusant, étonnant... en rapport
avec l’objet de
la recherche.
On veillera à débuter en des termes assez généraux pour petit à petit cerner le sujet de
façon de plus en plus détaillée et enfin, clôturer l’introduction par
un bref résumé de l’expérience.
Une bonne introduction délimite la
question à l’étude,
informe le lecteur de l’avancement de
la recherche en ce domaine mais
le
convainc également que l’étude
que vous avez menée est l’apport le
plus utile et justifié
à la
littérature déjà
existante.
a. Introduire le phénomène à l’étude
On ne le
répétera jamais
assez, il est capital de
soigner le style et la clarté de
son texte. C’est à ce
stade, que l’on doit convaincre le
lecteur de
nous accorder son attention. Donc, on
parlera d’êtres humains et de
comportements et non
de chercheurs et de données. Ce n’est pas une tâche facile. D’ailleurs, la littérature
scientifique
ne regorge pas d’articles brillamment
introduits.
En résumé, voici ce
qu’il faut éviter :
1. Noyer le lecteur dans une pléthore
de mots. Lors d’une relecture, on
tâchera d’éliminer les mots inutiles et
les listes - l’introduction
est
censée présenter une idée, pas une liste sans substance.
2. Utiliser le jargon psychologique.
C’est parfois tentant lorsqu’on veut donner la priorité à
la
brièveté mais rappelez-vous
qu’il serait dommage de décourager les lecteurs peu
familiers avec le
domaine
qui vous occupe.
Par contre, on ne saurait trop vous
conseiller :
1.
De faire en sorte que la première phrase de l’introduction expose clairement la question
que vous allez aborder
tout au long de l’article. Il
s’agit d’un
exercice de style assez difficile, c’est
pourquoi cette
première
phrase est rarement écrite d’emblée, elle est en général plus facile à écrire lorsque le
premier paragraphe est déjà bouclé. Il peut
s’agir d’une question, tout simplement celle que vous vous êtes posée lorsque vous avez entamé votre
recherche. La forme interrogative est
intéressante car elle éveille la curiosité. Vous
pouvez également utiliser une citation, une
définition,...
2. D’utiliser des
exemples tirés des médias, de la vie
quotidienne, de
la littérature,...
Rien de tel pour attirer
l’attention du
lecteur.
3. De résumer brièvement le contenu de
l’article. b. Placer votre
recherche dans son contexte
C’est à
ce stade
que vous parlerez des
contributions des autres chercheurs au domaine
de recherche qui vous occupe. Une seule
recommandation : ne
lassez pas le lecteur
avec des résultats peu pertinents
dans le cadre de votre étude.
Toute
étude
ou théorie citée sera accompagnée du nom
de son auteur et de la
date de la publication correspondante. Par exemple, "selon Festinger (1957), la dissonance
cognitive s’avère inconfortable. Cependant, tous les
auteurs ne se rallient pas à cette conclusion
(e.g., Abelson, 1968; Bem, 1967; Kermit, 1979)."
c. Expliquer le but de
la recherche
Vous
venez de faire le point sur le degré d’avancement de la recherche
dans le domaine
qui vous intéresse. Ce compte-rendu ramène le lecteur à
la
question que vous
avez posée au début de l’article et l’achemine
petit à petit à
examiner la
méthode
que vous avez utilisée
pour répondre à cette question. Mais avant, vous offrirez au lecteur un petit résumé de l’étude
qui va lui être présentée. Votre but
est ici de commencer à
le
familiariser avec
les diverses composantes de
votre recherche : la ou
les variable(s) indépendante(s), la ou les
variable(s) dépendante(s), le
design, la procédure utilisée,...
III. La méthode
Vous
expliquerez ici en
détails comment vous avez mené votre étude.
Qui étaient les sujets
?
Quelle expérience ont-ils
vécue ?
Dans quel contexte étaient-ils
placés ? Comment le traitement a-t-il été administré ? Comment a-t-on
mesuré la variable dépendante ?
Dans quelles conditions les
sujets
ont-ils été debriefés
?
Vous
répondrez à ces questions en respectant la
chronologie de l’expérience. D’éventuelles digressions peuvent intervenir pour décrire les instruments
de mesure, les
protections contre
les biais,...
On a avantage à rédiger cette section juste après que l’expérimentation
ait
pris fin : les souvenirs
sont plus frais et le compte-rendu
n’en est que plus vivant.
a. Résumé de la
méthode et du
plan expérimental
Même si
le design est très simple, un
bref résumé n’est pas
inutile
pour familiariser le lecteur.
On y présentera les conditions expérimentales, le
but de l’expérience tel qu’il a
été
exposé
aux sujets,
la
ou les réalisation(s) empirique(s)
de la ou les variable(s)
dépendante(s). b. Les sujets
Qui sont-ils ?
Y avait-il une raison
particulière pour se centrer sur cette population ? Combien sont-ils
?
Comment ont-ils
été
sélectionnés ? Ont-ils été payés
?
Certains se
sont-ils
désistés ou ont-ils
été
écartés ? Pourquoi
? A quelles conditions ont-ils
été assignés ?
Ces renseignements
sont tout à fait indispensables pour évaluer jusqu'à quel point les
résultats peuvent être généralisés.
Les
réponses que vous apporterez à ces questions seront aussi complétées par quelques
renseignements
démographiques
: âge, sexe,...
C’est également dans
cette
rubrique que vous fournirez les
renseignements utiles
concernant le ou les expérimentateur(s).
c. Le matériel
En
général, en psychologie sociale,
le
matériel est décrit en même temps
que les
traitements, les
procédures ou les mesures
selon ce que dicte la logique de
votre expérience. Une exception à cette règle : lorsque l’étude
a pour objectif
d’attester la validité d’un nouveau test.
d. Présenter la procédure
Dans cette rubrique, on décrit le
déroulement de l’expérience étape par étape.
Une bonne technique
consiste à considérer le lecteur comme un sujet,
à lui faire découvrir pas à pas ce à quoi les sujets
ont été exposés, ce qu’ils ont
ressenti. Votre lecteur
peut ainsi juger de l’adéquation de votre
interprétation du
comportement des
sujets.
Bien sûr, vous pouvez inclure des sous-sections destinées à décrire la ou les
variable(s)
indépendante(s).
Vous
pouvez également reprendre mot à
mot ce qui a été dit aux sujets. La
procédure peut ainsi être
évaluée dans
ses moindres détails et votre compte-rendu n’en sera que plus captivant.
Vous
veillerez à donner un nom simple,
logique et
facile à retenir à chaque
groupe expérimental. En
général, il vaut mieux avoir recours à des termes
opérationnels plutôt que
théoriques. On dira
plutôt
"groupe 20$" ou "groupe 1$"
que "groupe
faible
dissonance" et "groupe forte
dissonance".
Vous l’aurez
compris, clarté est un maître mot lorsqu’on
écrit un article scientifique.
Précisez lorsque vous abordez la description de la mesure de
la variable dépendante. Si vous avez prévu plusieurs mesures,
chacune doit porter un nom simple et approprié
et doit être
décrite en détails.
Si les données ont été collectées
à l'aide d'un questionnaire, il faut préciser quel
type de questions ont
été posées ( le questionnaire entier sera éventuellement fourni en annexe), comment l'interviewer a été entraîné.
Si les mesures impliquaient une part
d'observation,
il
faut préciser
quelles instructions ont
été données aux observateurs.
Le lecteur doit également savoir comment les réponses obtenues ou les observations ont été
transformées pour constituer des
mesures de la variable indépendante. Par
exemple, selon quels critères
juge-t-on que tel ou tel comportement est un
comportement d'aide
?
Dans cette rubrique peuvent également être
insérées des informations concernant
la fidélité des mesures, les
résultats du prétest, les
mesures liées aux manipulation
check. Ces types
de considérations méthodologiques
ne doivent en effet en aucun
cas apparaître dans la section résultats.
e. Les précautions contre les
biais
Ce type d’informations peut
être introduit tout au long
du récit.
"L’expérimentateur 1, non informé
de l’assignation des sujets, explique..."
Cependant, si les
précautions prises sont trop nombreuses,
les insérer dans le compte-rendu
de l’expérience peut considérablement alourdir le
texte. Aussi,
il
est préférable
dans ce cas de prévoir une rubrique qui
leur soit entièrement consacrée.
Il est capital de
mentionner que
les sujets avaient la possibilité de
se désister à tout moment de l’expérience, le soin qui a été apporté au debriefing,...
De toute façon, le debriefing
doit être abordé d’un point de
vue méthodologique
: qu’a-t-on fait pour
détecter la suspicion ?,
pour convaincre les sujets
de ne pas révéler les ficelles de l’expérience aux personnes qui devaient encore
y participer ?.
IV. Les résultats
On y
présente un résumé des données collectées
et les résultats statistiques qu’elles ont permis d’obtenir.
Une règle en la
matière
: tableaux et figures ne parlent pas
d’eux-mêmes, ils
doivent être supportés par un texte simple et agréable à
lire.
Cette section de
l’article étant la plus
rébarbative, vous veillerez
à ne pas l’encombrer
de résultats périphériques (fidélité des mesures, ordre des questions dans le questionnaire, manipulation checks,
nouvelle interprétation des
données, l’effet de variables méthodologiquement importantes mais non
pertinentes d'un point de vue conceptuel,...). Ces
types de considérations
seront abordées en bas de page et dans la
section méthode.
Si ces analyses préliminaires sont vraiment trop nombreuses,
vous pouvez les
décrire dans la section résultats. Vous
préciserez alors qu’il ne s’agit pas encore des résultats principaux de sorte que le lecteur
puisse avancer dans sa lecture
s’il n’est pas particulièrement intéressé par ces développements annexes. Des résultats périphériques, non
pertinents par rapports aux hypothèses, ou mineurs seront placés dans les
annexes.
Avant de présenter les résultats principaux,
il
est intéressant d’expliquer en quelques
mots
dans quel ordre vous
allez les
discuter.
Si les analyses statistiques
utilisées sont courantes, il est inutile de vous lancer dans de longues digressions théoriques.
Si vos analyses
sont moins classiques, certains
chercheurs apprécieront une petite mise au point théorique en bas de page ou en un court paragraphe.
On commence toujours
par présenter les résultats les
plus importants. On les
explique et ensuite, on présente
les
tableaux et figures
qui s’y rapportent. De cette façon,
les lecteurs qui ne sont pas familiarisés avec les statistiques peuvent
éviter les chiffres
tout en comprenant les
résultats.
Voici les quelques recommandations
à respecter dans la présentation
de vos résultats:
1. Rappelez le problème conceptuel auquel vous vous êtes attaqué : "Qui
de l'homme ou de la femme est le
plus expressif ?".
2.Rappelez
le
comportement que
vous avez voulu mesurer :
"les hommes versent-ils plus
de larmes que les femmes
durant la projection d'un film difficile d'un point de vue émotionnel ?".
3. Donnez d'emblée la réponse à la question
que vous venez d'évoquer
: "Comme le montre le tableau A,
les
hommes pleurent effectivement plus que les
femmes.".
4.
Ce n'est qu'à ce stade que vous pouvez commencer à parler chiffres : "Dans les quatre conditions,
les hommes ont produit en moyenne 14 cc de larmes de plus que les
femmes : F(1,112)
= 5.79, p<.025.".
5. En fonction de la conclusion qu'imposent vos résultats,
mettez
en évidence les résultats susceptibles
de l'invalider : "Dans
la condition où le
père du sujet est présent,
les hommes ont versé moins
de larmes que les femmes mais
un test spécifique a montré que cet effet n'était pas
significatif. ".
6. Vous serez
attentif à toujours
fournir le seuil de
signification de vos résultats sinon
le lecteur n'a
aucun moyen de savoir
si ceux-ci ne sont pas
le simple fruit d'un
coup de chance.
Rappelons
qu'avant de présenter cette
précision statistique,
il
est indispensable d'expliciter vos
résultats.
7.
Dans un premier temps,
il
vaut mieux présenter les données sous une forme qui se
rapproche le plus de ce que les
sujets ont dit ou
fait : temps de réponses, évaluation sur une
échelle,...
N’hésitez pas
à fournir des exemples de réponse ou de comportement,
cela rendra plus agréable une section somme toute assez difficile à lire. C’est une façon de relier les
chiffres
aux comportements concrets
qui les
sous-tendent.
8. Les tableaux ne
doivent pas être
utilisés
à l’excès
mais ils
sont intéressants lorsqu’il s’agit de
rendre compte de relations
complexes
entre variables, une interaction
par exemple. Bien
sûr ces tableaux doivent pouvoir être lus
sans difficulté, c’est-à-dire
qu’ils
doivent être introduits
par un titre clair
et
complet ("Nombre moyen de larmes
versées par les sujets hommes
et femmes
durant la projection d'un film
sensible
et en fonction du sexe, du fait que
les parents du sujet
l'observent pendant
l'expérience et du
niveau d'estime de
soi")
et distinguer les différents groupes
expérimentaux. Les
mesures peuvent éventuellement être expliquées en bas du tableau.
Au
sein du texte vous pouvez
prendre le lecteur par
la
main et le guider
à travers vos tableaux et figures
: "Comme
on le constate dans la colonne A du
tableau 2,
les hommes versent plus
de larmes (7.58) que les
femmes (6.34).".
9.
Chaque section dans la présentation des résultats doit être ponctuée d'un résumé de ce qui a déjà
été
dit. Le lecteur n'a
pas à revenir systématiquement en
arrière pour poursuivre sa
lecture sans difficulté.
10. Les différentes sections
doivent être
liées
les unes aux autres
par de subtiles transitions : "Les hommes sont donc plus expressifs
que les femmes en ce qui concerne
les
émotions négatives
mais qu'en est-il
lorsqu'ils
sont exposés aux émotions positives
?".
V. La discussion
Comme son nom l’indique, cette
section
est destinée à discuter les implications des résultats que vous venez d’exposer.
En
quoi les résultats répondent-ils à la question
initiale ? Sont-ils en accord
avec l’hypothèse ?
Jusqu’ici, vous vous êtes limité aux
faits, le moment est venu
de faire des inférences, de risquer
les spéculations, bref, de placer vos résultats dans une perspective plus
large.
La discussion
doit constituer un miroir
de l’introduction.
Qu’est-ce
qu’on a appris depuis ? L’hypothèse
a-t-elle été infirmée ou confirmée ?
Dans la section résultats, vous avez
parlé de relations
entre
variables, ici, vous parlerez de relations entre concepts abstraits.
C’est également le moment de comparer
vos résultats avec les données obtenues par d’autres chercheurs avant vous.
Enfin, s’il y a des résultats surprenants,
vous pouvez vous pencher sur les
éléments
méthodologiques
susceptibles de les expliquer. Mais
gardez à l’esprit que personne ne vous demande de
tout comprendre, n’hésitez pas à impliquer le lecteur en lui soumettant les
questions qui, pour l’instant, restent sans réponse.
Vous
pouvez mentionner certaines
des faiblesses de l'étude
et ce qu'il faudrait améliorer en
vue d'études futures.
Si vos résultats donnent lieu à de nouvelles interrogations, tentez
de suggérer des pistes de recherche susceptibles d'y apporter réponse.
VI
Conclusion
Vous
constaterez que la plupart des articles
scientifiques
se terminent de cette
façon. Rien de plus commun!
La
conclusion doit résumer
en quelques paragraphes l'ensemble de
la
recherche. Elle
doit se terminer de façon
percutante en montrant ses implications
pour une compréhension du comportement.
VI. L'abstract
Il s'agit d'un très
bref (125 mots ou moins) résumé de l'article permettant au
lecteur
de décider si son contenu l'intéresse.
Certains
auteurs le placent en début d'article, d'autres à
la fin. Il est particulièrement difficile à écrire car très condensé, il est donc
conseillé de l'écrire
en tout dernier lieu
quand vous avez une idée
claire de ce que
contient votre travail.
Le titre de votre
rapport doit également jouer
ce rôle d'"avant-goût"
pour le lecteur.
Les plus informatifs incluent les
variables indépendantes
et dépendantes : "Les réponses émotionnelles fournies par des sujets hommes et femmes à des stimuli visuels en fonction de l'estime
de soi et le fait d'être
observé par ses parents.".
VII. Les références bibliographiques
Cette section reprend
tous les livres et
articles qui ont été cités dans le corps du texte. Vous
veillerez à
chaque fois utiliser
le
même format. Les références sont présentées par
ordre alphabétique en fonction du nom de famille
de l'auteur.
III. Les annexes
Le lecteur peut y trouver les
copies du matériel utilisé dans l'expérience,
trop volumineux
pour être inclus dans le corps du texte : questionnaire, échelle d'attitudes,
photographies ou dessins
de l'appareillage utilisé ou de l'environnement expérimental.
Ces détails permettent à
tout lecteur qui le désire de répliquer votre étude.
Dans une seconde
section, vous pouvez inclure
les résultats périphériques
ou trop détaillés
pour être présentés dans la section résultats.
Le
lecteur averti pourra ainsi analyser vos
données en détails.
Dans le cadre d'un mémoire, il est très important d'inclure tous
vos résultats. Cela permet à
votre directeur de
déterminer si vous avez
utilisé les
analyses statistiques qui s'imposaient et
sinon, de vous en suggérer de plus adaptées.
Attention cependant, les annexes ne vous dispensent en rien
d'être complet dans le corps du texte. Ce n'est
pas parce que l'entièreté du questionnaire
est fourni en annexe que des exemples d'items
ne doivent pas figurer dans la section
méthode. En
aucun cas, votre lecteur
ne se sentira obligé de se reporter aux annexes pour comprendre votre raisonnement.
Traduit et rédigé par Isabelle MEURANT
d’après les ouvrages suivant:
Posté par Leila Othmani sur lundi 29 février 2016
merci infiniment
RépondreSupprimerBravo merci beaucoup
RépondreSupprimerUn grand BRAVO pour ce document qui émane d'un vrai spécialiste de l' "AVANT-TEXTE ".
RépondreSupprimermerci très intéressant
RépondreSupprimerMerci
Supprimer0
RépondreSupprimerça nous va droit au coeur.
Merci
SupprimerMerci c'est bien fait.
RépondreSupprimerMerci plus
RépondreSupprimerMerci plus
RépondreSupprimerMerci pour le partage
RépondreSupprimermerciiiii
RépondreSupprimerMerci grandement pour le partage
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